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RESULTATS
:
1/ Effet de l'antimousse déposé
sur les mousses préalablement formées (1ere méthode),
2/ Effet de l'antimousse sur le pouvoir
moussant des liquides (2eme méthode),
3/ Variations de l'efficacité de
l'antimousse au cours du temps (pour le C12E6 et SDS)
1/
Effet de l'antimousse déposé sur les mousses préalablement
formées (1ere méthode)
Protocole suivi :
Les mousses sont générées par
bullage d'azote pendant 150 secondes pour former environ 100 cm3.
Après un laps de temps de 450 secondes, l'antimousse est
déposé sur leur surface libre dans le tube de verre
du FOAMSCAN. Les variations de leur volume sont suivies
par analyse d'image.
Résultats :
La figure 1 donne les résultats de ces variations.

Commentaires :
A) Après la coupure du bullage, on observe d'abord une
diminution naturelle du volume de chaque mousse tant que l'antimousse
n'est pas déposé. Les vitesses de décroissance
de la mousse sont calculées dans l'exemple2 (voir rappel
ci-dessus).
B) Lorsque l'antimousse est déposé, on assiste
à un effondrement brutal des mousses formées avec
le C12E6 et le SDS. Par contre, cet agent ne semble avoir aucun
effet sur celle formée avec l'ovalbumine.
Tableau récapitulatif :
Vitesses de décroissance des mousses (en cm3/min)
| |
Décroissance
sans antimousse |
Décroissance
après ajout d'antimousse |
| C12E6 (5g/l) |
5.1 |
720 |
| SDS (5g/l) |
2.6 |
600 |
| OVALBUMINE (2g/l) |
0.6 |
1 |

2/ Effet
de l'antimousse sur le pouvoir moussant des liquides (2eme méthode),
a/ Cas du SDS
Protocole suivi :
A la fin de l'expérience précédente,
lorsque la mousse s'est complètement effondrée,
l'antimousse est en totalité dans la cuvette.
Le bullage a alors été repris jusqu'à former
à nouveau 100 cm3 de mousse, puis a été coupé.
Résultats :
Les figures 2 et 3 donnent les variations du volume
de mousse et des quantités de liquide emprisonnées
dans la mousse en fonction du temps (courbes en vert) et les comparent
avec celle sans antimousse (courbes en noir).


Commentaires :
A) Les vitesses de formation de la mousse, sans antimousse et
avec antimousse, sont nettement différentes. On peut aussi
noter que la quantité totale de liquide entraînée
est supérieure, avec l'antimousse.
B) Après la coupure du bullage, le volume de mousse décroît
plus vite avec l'antimousse. De même, le drainage est plus
rapide.
b/ Cas du C12E6
Protocole suivi :
Comme avec le SDS, le bullage a été
repris de suite après l'effondrement total de la mousse
intervenu au cours de l'expérience précédente.
Résultats :
Les figures 4 et 5 donnent les variations du volume de mousse
et des quantités de liquide emprisonnées dans la
mousse en fonction du temps (courbes en vert) et les comparent
avec celles sans antimousse (courbes en noir).


Commentaires :
A) Ici, il n'a pas été possible de former à
nouveau 100 cm3 de mousse puisque le volume s'est stabilisé
aux environs de 80 cm3. Cet état stationnaire correspond
à un indice de BIKERMAN de 175 secondes.
B) Comme pour le SDS, après la coupure du bullage, le
volume de mousse décroît plus vite, et la vitesse
du drainage augmente considérablement.
c/ Cas de l'Ovalbumine
Protocole suivi :
Contrairement aux expériences avec le SDS et le C12E6,
c'est une solution "fraîche" d'ovalbumine (2g/l)
avec l'antimousse (10 ppm) qui a été testé
avec le FOAMSCAN. Le bullage a duré 150 secondes.
Résultats :
Les figures 6 et 7 donnent les variations du volume de mousse
et des quantités de liquide emprisonnées dans la
mousse en fonction du temps (courbes en vert) et les comparent
à celles sans antimousse (courbes en noir).


Commentaires :
Le volume de mousse formé pendant le même laps
de temps est moindre mais sa stabilité reste encore élevée
et le drainage reste comparable.

3/ Variations
de l'efficacité de l'antimousse au cours du temps
Ces expériences ont été mené
avec le SDS et le C12E6. Elles ont consisté à reprendre
le bullage de suite après la fin de l'effondrement des mousses
survenu au cours des expériences décrites au paragraphe
2 ci-dessus.
a/ Cas du SDS
Protocole suivi :
Le bullage a duré jusqu'à former à
nouveau 100 cm3 de mousse puis a été coupé.
Résultats :
Les figures 8 et 9 donnent les variations du volume
de mousse et des quantités de liquide emprisonnées
dans la mousse en fonction du temps (courbes en bleu) et les comparent
avec celles obtenues dans les expériences précédentes
(courbes en noir et vert).


Commentaires :
Les différences de comportement de la mousse viennent
:
-
du temps de formation de la mousse :
- sans antimousse : 150 secondes
- 1er bullage avec antimousse : 800 secondes
- 2eme bullage avec antimousse : 160 secondes
-
de la quantité de liquide emprisonné dans
celle-ci
- sans antimousse : 9.7 cm3
- 1er bullage avec antimousse : 16.2 cm3
- 2eme bullage avec antimousse : 10.5 cm3
Ces résultats montrent que les caractéristiques
de l'agent antimoussant ont changé ("vieillissement"
de l'antimousse).
b/ Cas du C12E6
Protocole suivi :
Dans le cas du C12E6, il est impossible d'atteindre
un volume de mousse de 100 cm3 après l'injection de l'antimousse.
Le bullage a donc duré jusqu'à l'obtenir le maximum
de mousse possible (<100 cm3) puis a été coupé.
Résultats :
Les figures 10 et 11 donnent les variations du volume
de mousse et des quantités de liquide emprisonnées
dans la mousse en fonction du temps (courbes en bleu) et les comparent
avec celles obtenues dans les expériences précédentes
(courbes en noir et vert).


Commentaires :
On ne forme plus que 80 cm3 de mousse environ alors que l'on
peut en formé 100 cm3 en 150 secondes sans la présence
d'antimousse.
Au niveau de la décroissance de la mousse après
le 1er bullage et après le second, on remarque que les
vitesses sont équivalentes (cf tableau ci-dessous). Cela
signifie que l'antimousse ne semble donc pas perdre son efficacité
au cours du temps.
Tableau récapitulatif :
Vitesses de décroissance de la mousse (en cm3/min)
Décroissance : |
Sans antimousse |
Après l'injection |
Après la 1ère
remontée |
Après la 2ème
remontée |
| C12E6 (5g/l) |
5.1 |
720 |
28 |
28 |
| SDS (5g/l) |
2.6 |
600 |
23 |
14 |
| OVALBUMINE (2g/l) |
0.6 |
1 |
2 |
|

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